Une marque a vu votre travail et vous propose une collaboration. C’est une bonne nouvelle, et l’envie de répondre « oui » tout de suite est naturelle. Pourtant, la plupart des difficultés d’une première collaboration viennent de ce qui n’a pas été dit au départ : une retouche de trop, un paiement plus tardif que prévu, une vidéo utilisée ailleurs qu’annoncé.
Avant d’accepter, obtenez par écrit cinq points : les livrables, le calendrier et les retouches, la rémunération et son moment, les droits d’usage, et vos obligations de transparence si vous publiez. Poser ces questions ne vous fait pas passer pour quelqu’un de difficile : c’est ce que font les Creators avec qui les marques aiment retravailler.
1. Les livrables, précisément
#Nombre de vidéos, durée, format, variantes, fichiers bruts ou non : tout ce qui n’est pas écrit risque d’être attendu. Si le brief reste vague, reformulez-le vous-même et demandez une confirmation. Une phrase comme « Je livre deux vidéos verticales de 20 secondes, montées, avec trois accroches différentes : c’est bien ça ? » évite la plupart des malentendus.
2. Le calendrier et les retouches
#Demandez la date de livraison, le délai de réponse de la marque et le nombre de séries de retouches comprises. Distinguez une retouche — ajuster un plan, raccourcir une phrase — d’une nouvelle demande, comme un autre angle ou un autre produit. La seconde se discute à part.
3. La rémunération : montant, forme, moment
#Le montant, bien sûr, mais aussi sa forme : somme fixe, commission, produits offerts, ou un mélange. Et surtout le moment du paiement : à la commande, à la livraison, après validation ? Un produit offert n’est pas une rémunération neutre : c’est un avantage en nature, et la loi française le compte comme tel.
4. Les droits d’usage
#Où la marque utilisera-t-elle votre vidéo, pendant combien de temps, dans quels pays ? Sur ses réseaux, en publicité payante, sur son site ? Ces droits ont une valeur. Un usage publicitaire de longue durée ne se négocie pas comme une publication unique sur le compte de la marque.
5. Si vous publiez sur votre compte : la transparence
#Lorsque vous faites la promotion d’un produit auprès de votre propre audience, il s’agit d’influence commerciale. En France, la loi impose alors la mention « Publicité » ou « Collaboration commerciale », claire, lisible et identifiable pendant toute la durée de la promotion (loi n° 2023-451, article 5).
La même loi impose un contrat écrit, avec des mentions précises — identité des parties, nature des missions, rémunération ou valeur des avantages en nature, droits et obligations de chacun — lorsque les rémunérations et avantages versés par un même annonceur sur une année, pour un même objectif promotionnel, atteignent 1 000 € hors taxes. Ce seuil a été fixé par le décret n° 2025-1137, en vigueur depuis le 1er janvier 2026.
Si vous livrez une vidéo que seule la marque publiera, sans la diffuser vous-même, la situation est différente : clarifiez avec elle qui publie, où, et sous quelle mention.
Un message pour clarifier, prêt à adapter
#Avant d’accepter
#Dans AVYOR
#Sur AVYOR, le montant se discute dans la conversation avec la marque, et chacun peut faire une contre-offre. La collaboration ne démarre qu’une fois la proposition acceptée ; la marque paie alors, et la somme est conservée par AVYOR jusqu’à ce qu’elle valide votre livrable. Un point à connaître avant de candidater : une candidature envoyée ne peut pas être retirée depuis l’application. Posez vos questions avant, dans la conversation.


